Ebola, est-ce un complot ou en a-t-il seulement l’air?

Article : Ebola, est-ce un complot ou en a-t-il seulement l’air?
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7 octobre 2014

Ebola, est-ce un complot ou en a-t-il seulement l’air?

Dire que l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement est le fruit d’un complot n’est pas nouveau. Des journaux, des sites et des blogueurs l’ont déjà fait.

Mon ami, Maurice Thatan, mondoblogueur du Bénin l’a déjà fait aussi, avec humour. Mais je pense de plus en plus que dans cette affaire, il y a trop de coïncidences, trop de questions non résolus.

 

Mais je ne peux pas affirmer que c’est un complot. Je ne peux pas prouver que les cas ont été délibérément provoqués dans le but de tuer et/ou de faire des profits. Je ne peux que relever les interrogations et les fruits du hasard qui se récoltent abondamment autour de cette épidémie.

EbolaCycle1- Le patient 0

Dans l’article de BFMTV, on décrit que le patient 0 était un enfant guinéen de 2 ans. Dans le dernier paragraphe, ils disent, je cite : « D’après les scientifiques, le garçon pourrait avoir été infecté par un fruit contaminé (…), ou par une injection exécutée avec une seringue contaminée. » Alors, il est bien probable qu’un enfant de 2 ans aurait pu croquer dans un fruit contaminé. Je ne connais pas comment sont les enfants de 2 ans au Guinée mais chez nous, ils sont encore prisonniers du berceau ou au moins de la maison. Toutefois, le seul fait que cet article dise qu’il y a une probabilité de transmission par injection imprime le doute.

2- Une propagation à vitesse exponentielleDeceased_per_day_Ebola_2014_wikipedia.org

La famille du patient 0 a été décimée en quelques jours. Mais en quelques semaines seulement, le virus atteint plusieurs pays. Comme une trainée de poudre, ou plutôt comme un feu de brousse. Ceux qui ont combattu ce genre de feu savent que le plus difficile ce n’est pas de contrôler un foyer mais surtout d’éviter de nouveaux. Le vent emporte des petites branches enflammées et les dépose au milieu de nulle part où ils créent un nouveau brasier. Alors, on peut expliquer cela par le fait qu’Ebola, dans certains cas, peut incuber pendant 21 jours et que pendant ce laps de temps,une personne infectée peut voyager loin, très loin. Mais, j’en reviens toujours au patient 0, la vitesse à laquelle la maladie s’est propagée à partir d’un seul point en Guinée est plus qu’ahurissante, c’est presque bizarre.

carte_ebola

3- Des projections alarmantes

J’admets qu’aujourd’hui, les statistiques et les modèles mathématiques sont parvenus à un niveau très supérieur. On peut prédire la météo, la bourse, et beaucoup d’autres choses. On sait même prédire le jour précis avant lequel Ebola va arriver dans un pays. Ainsi, l’arrivée de ce fléau est perçu comme une fatalité à laquelle il faut se préparer. Alors que les efforts pour contrer l’avancée du virus sont fournis, cette certitude d’une défaite future est décourageante plus qu’autre chose.

 

 

4- Des patients occidentaux qui guérissent par des traitements qui ne parviennent pas en Afriqueflacon

Pendant que les milliers d’africains attendent la mort dans les hôpitaux, dans les maisons ou des quartiers en quarantaine, les patients occidentaux reçoivent des traitements dits « expérimentaux » qui réussissent souvent des miracles. Mais, malheureusement, on ne peut pas délivrer les même médicaments aux africains malades car ces traitements miracles seraient en trop petite quantité, ou il y a des problèmes d’éthique, ou des problèmes de propriété intellectuelle.

 

 

5- Des virus cousins qui émergent autre partmalade et médecins

Déjà, la souche de virus qui infecte serait toute nouvelle. En effet, lorsqu’on l’a rapproché de l’espèce dite Zaïre, on s’est étonné qu’il ait pu parcourir autant de kilomètres afin d’émerger en Afrique de l’Ouest. Alors, cette explication selon laquelle c’est une nouvelle souche est plus réaliste. Mais ce qui l’est moins c’est qu’en même temps, Ebola Zaïre s’est manifesté en R.D.C.. Je ne sais pas combien il y avait de chances (statistiques) pour qu’une telle coïncidence se produise. Mais c’est peut-être un pur hasard. Sauf que, pendant ce temps-là, Marbourg, un autre virus de la famille décide de sévir en Ouganda. Coïncidences toujours?

 

Qui sera le messie? L’Histoire le dira

En effet, ce qui importe aujourd’hui c’est de combattre Ebola de toutes nos forces. Pour cela, il faut soigner les malades et éviter les nouveaux cas. Pour soigner les malades, il faut des traitements et la prière. S’il n’y a pas de traitements, il reste la prière. Et pour éviter les nouveaux cas, il faut informer et éduquer et se protéger.

J’espère que, bientôt, le médicament miracle arrivera. Il importera peu qu’il coûte les yeux de la tête ou la peau des fesses puisqu’Ebola prend déjà beaucoup plus cher.

Et quand on arrivera à arrêter cette maladie, ce que je souhaite vivement, on pourra avoir assez de recul pour étudier cette épidémie et prendre les mesures afin d’éviter qu’elle ne se reproduise. Mais si, réellement, elle n’est pas le fruit du hasard, le saura-t-on jamais?

 

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